
Dimanche après-midi, le rassemblement organisé avec Jean-Pierre Chevènement a été un beau moment politique.
Quel réconfort de voir Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du
Général de Gaulle ou Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique,
applaudir à tout rompre Marie-Noëlle Lienemann ou à l’inverse de voir
les militants de gauche saluer mon discours républicain et national.
Alors que nous avons organisé ce rassemblement au dernier moment,
près de 1000 personnes, comme l’a reconnu le Figaro, se sont pressées à
la Maison de la Chimie pour entendre enfin un autre discours sur
l’Europe.
Il ne s’agit pas bien évidemment, je l’ai expliqué dans mes propos,
de nier nos différences politiques mais simplement « d’aller à
l’essentiel » pour tenter d’ouvrir les yeux des Français sur ce qui est
en train de se préparer.
Comme l’a très bien dit Véronique Thyebault, notre responsable de
Bourgogne, « quand il y a le feu à la maison, on ne regarde pas la
couleur politique des pompiers ».
Mais ce qui était peut-être le plus réconfortant, c’est de voir des
jeunes de 15-20 ans, venus spontanément nous dire leur amour de la
France, de la République et leur ras-le-bol de cette insupportable
pensée unique, qui s’est abattue sur la France et veut passer sous
silence la monstruosité du traité de Lisbonne.
Tout a été dit dimanche, certes avec des mots différents et des
approches distinctes. Mais cela a permis, même à ceux d’entre nous qui
s’étaient replongés dans le décorticage ô combien fastidieux de la
Constitution(-bis), d’en redécouvrir les facettes les plus
antidémocratiques : Anne-Marie Le Pourhiet a eu raison d’insister sur
le caractère arbitraire et donc tyrannique des clauses-passerelles, qui
permettent sans ratification populaire ni parlementaire de futures
extensions du fédéralisme européen. Etienne Chouard n’a pas trop
souligné l’évidente confusion des pouvoirs que consacre ce traité : une
confusion des pouvoirs dont tous les grands noms de la philosophie
politique, de Hobbes à Locke en passant par Montesquieu, Rousseau ou
Tocqueville, ont estimé qu’elle était le contraire même d’un pouvoir
politique constitutionnel. Oui, l’UE avec sa Constitution-bis
ressuscite rien moins que le fameux « despotisme » dont nous avons tous
ou presque entendu parler sur les bancs du lycée : un pouvoir
arbitraire, absolu et oppressif qui ne s’occupe pas du Bien commun mais
entretient les privilèges de ses seuls dirigeants.
La réaction des médias à ce rassemblement a été très instructive.
Certains, qui d’habitude se taisent, ont fait écho à nos propositions.
D’autres qui d’habitude se vantent d’être impartiaux n’ont soufflé mot
comme s’il fallait taire toute volonté du peuple français de pouvoir
dire son point de vue, de pouvoir s’exprimer. En un mot, de pouvoir
contester ce coup d’Etat simplifié qui se prépare. Ainsi, le Journal Le
Monde n’a pas donné une ligne sur l’évènement, révélant sa partialité
et son hypocrisie.
Mais cela ne doit pas nous décourager car toutes les réunions que
nous organisons en province le démontrent, il y a une réelle soif de
comprendre chez nos concitoyens. Ils ne sont pas dupes de l’inouï tour
de passe-passe médiatico-politique auquel procède le Président de la
République, avec la complicité de Ségolène Royal et du PS.
Mais il y a urgence : ceux qui trichent aujourd’hui avec la
démocratie veulent aller le plus vite possible pour que leur forfait se
voie le moins possible. Ils nous trouveront pourtant sur leur route
car, lorsque l’essentiel est en jeu, il est du devoir de chaque citoyen
de se lever.
d'autres informations sur http://gaullisme.fr/
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