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Le coup d’Etat simplifié Appel aux citoyens libres d’un pays qui ne le sera bientôt plus du tout
De Nicolas Dupont-Aignan
Dans ce nouveau livre, Nicolas DUPONT-AIGNAN raconte la vraie histoire, qui ne fera pas plaisir à tout le monde, du prétendu « traité européen simplifié » que Nicolas Sarkozy a négocié et entend faire ratifier par le seul Parlement. N’hésitant pas à dévoiler l’envers d’un décor trop beau pour être honnête, il expose dans le détail les rouages d’une gigantesque manipulation qui vise tout bonnement à imposer au peuple français, contre sa volonté explicite, un changement de régime synonyme de disparition de la démocratie, aussi bien en France qu’en Europe. C’est un véritable coup d’Etat qu’il dénonce, quand bien même il s’agit d’un coup d’Etat de velours, perpétré sous le regard complaisant ou résigné de garde-fous démocratiques ayant dès le 29 mai au soir renoncé à leur devoir. Ce coup de force d’un genre inédit puisqu’il revient à une abdication - mais qui n’est pas sans rappeler de sombres épisodes de notre histoire - révèle finalement la véritable nature de l’Europe supranationale relancée depuis Maastricht : tourner définitivement la page de l’ère nationale et démocratique, ouverte en 1789, pour revenir à une sorte de despotisme d’ancien régime, dans lequel les citoyens ont pour seuls droits celui de consommer, voter dans le vide et se taire.
Revenant sur le fil des événements depuis le coup de tonnerre libérateur du 29 mai 2005, le Coup d’Etat simplifié démontre que cette grande manipulation ne relève aucunement de l’improvisation mais tout au contraire de la plus froide préméditation. Anecdotes, témoignages et analyse serrée de la presse, tout converge pour démasquer une authentique remise en cause de la démocratie et de la République. Le doute n’est pas permis : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont sciemment fait semblant d’enterrer la Constitution européenne qu’ils s’apprêtaient en réalité à ressusciter une fois passée l’élection présidentielle. En cela, ils furent les complices zélés d’une Europe intégrée qui n’attendait que l’élection française pour imposer un texte pourtant nettement rejeté par le suffrage universel… Aujourd’hui, tout ce petit monde, après avoir dénié la parole souveraine du peuple et odieusement culpabilisé les Français, avance des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour justifier l’injustifiable. Mais sur la forme, comme sur le fond, ce passage en force parlementaire est illégitime.
L’Europe supranationale de la Constitution bis, en tout point identique à celle de la Constitution Giscard, s’accommode très bien de ce coup d’Etat simplifié car sa véritable nature est antinationale, et donc antidémocratique. C’est aussi le mérite de ce livre de trancher une fois pour toutes le débat sur le prétendu « OVNI politique » que constituerait la construction européenne depuis une vingtaine d’années. La supranationalité puise son projet dans une idéologie nihiliste, fruit noir du traumatisme européen de l’entre-deux-guerres et du cataclysme hitlérien. Le traité de Lisbonne n’est en cela que l’avatar ultime d’une idéologie et d’une méthode (inventée par Jean Monnet), qui prétendent siffler la fin de l’histoire et placer les hommes sous l’emprise de la bureaucratie et de l’argent-roi. L’analyse fine du traité de Lisbonne ici proposée ne laisse aucun doute là-dessus.
C’est bien pourquoi Nicolas DUPONT-AIGNAN en est convaincu : cette mauvaise Europe se condamne d’elle-même. Tout en appelant les peuples français et européens à la résistance, il dessine surtout les grandes lignes du plan B dont les eurocrates ont empêché la naissance car ils n’en voulaient pas. Une autre Europe, plus raisonnable, plus concrète, plus patiente mais plus solide car bâtie sur le consentement des peuples, est non seulement possible mais nécessaire. Il faut la préparer maintenant pour qu’elle puisse prendre la relève au moment de l’écroulement de l’usine à gaz intégrée d’aujourd’hui. C’est le grand œuvre des nouvelles générations qui, partout en Europe, secouent désormais le joug empoussiéré d’élites dirigeantes sclérosées.
Nicolas DUPONT-AIGNAN, député non-inscrit de l’Essonne, a quitté l’UMP en janvier 2007, la veille du Congrès de désignation de son candidat, récusant sa dérive européiste, atlantiste et antirépublicaine. Président du mouvement Debout la République, ardent défenseur du non durant la campagne référendaire de 2005, il veut proposer aux Français une alternative gaulliste et républicaine aux Français.
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