vendredi 26 septembre 2008

dupont-aignan chez Karl Zero

Une fois n'est pas coutume, une bonne nouvelle nous vient de l’Union Européenne …

Une fois n'est pas coutume, une bonne nouvelle nous vient de l’Union Européenne … En effet la raison et le bon sens l’ont emporté dans le débat sur la riposte graduée dont le principe vient d’être rejeté par le parlement européen lors du vote sur le Paquet Télécom.


Rappelons que la riposte gradué n'est rien d'autre qu'un dispositif de sanction aboutissant à la coupure de la connexion internet à la suite de 2 avertissements par émail dans le cas du telechargement du moindre MP3 par un internaute... Pour être mise en oeuvre , il est nécessaire de surveiller l'ensemble des internautes.

En Juillet dernier j’avais vivement réagi à l’insidieuse tentative orwellienne de Malcolm Harbor de mettre en place un système de surveillance généralisé de tous les internautes avec pour complicité la passivité de l’ex ministre socialiste de la culture Mme Trautmann.

Le tollé déclenché par cette affaire avait conduit de nombreux internautes à écrire à leurs Eurodéputés sur leurs craintes par rapport au viol manifeste que constituerait la mise en place d’un tel dispositif de contrôle de la vie privée. Ces derniers ont répondu favorablement en votant massivement un amendement ( le n° 138) garantissant cette liberté fondamentale du droit à la vie privée. Toutefois fidèle à son fonctionnement la commission de Monsieur Barosso n’a eu aucune honte pour demander le retrait de l’amendement 138 a peine adopté.

Il faudra donc rester vigilant dans les semaines à venir, surtout que dans l’affolement provoqué par ce résultat, l’UMP fait désormais pression pour que le projet de loi « Création et Internet », incluant la riposte graduée, soit adopté en urgence à l'assemblée Nationale et au Sénat. Procédure très discutable qui avait déjà été utilisé lors du débat sur la loi DADVSI il y a 3 ans où j'avais voté, avec les quelques députés présents, la fameuse licence globale, une solution réaliste et raisonnable, qui avait déclenché un tollé chez les lobbys. Ce vote ayant été ensuite retoqué sous la pression du gouvernement de l'époque .

Pour terminer sur une note positive, je tiens à saluer le travail remarquable des jeunes gens du collectif «La Quadrature du Net » qui avec des moyens dérisoires en regard des intérêts en présence ont fait œuvre dans la défense de nos droits fondamentaux d’une ténacité, d’une rigueur, et d’une combativité qui font figure d’exemples face à un monde politique quelque peu dévoyé. Si mercredi dernier notre droit à la vie privée à été préservé c’est en grande partie grâce à eux.

jeudi 25 septembre 2008

Si le berger laisse entrer le loup dans la bergerie, c'est au berger qu'il faut demander des comptes !

Le Président de la République à la tribune de l’ONU a fustigé ceux qui, après s’en être mis plein les poches, refusent de payer la note. La remarque est juste. Mais cela peut-il suffire ?

Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !

Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !

De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.

Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?

Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.

Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.

Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !

En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.

Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.

Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !

Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…

Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.

mardi 23 septembre 2008

Pour le référendum sur l’avenir de La Poste !

Ne vendez pas La Poste aux enchères !

La logique de démantèlement du service public français, voulu et imposé par Bruxelles avec hélas l’aval des gouvernements successifs de gauche comme de droite, dépasse toutes les bornes avec le projet de privatisation rampante de La Poste.

Chacun sait, chacun constate au quotidien, que le service public postal joue dans notre pays un rôle de premier plan dans l’aménagement du territoire de proximité, la continuité sociale et l’égalité des usagers devant un service important.

Les spécificités de La Poste en France, du fait :
- de l’histoire,
- du maillage territorial très dense du réseau postal
- et du symbole très fort qu’il représente pour la relation entre les citoyens et l’Etat-nation, rendent définitivement insolubles ses missions de service public dans une mise en concurrence dogmatique, presque partout synonyme de dégradation de la qualité des prestations, du renchérissement des tarifs et de désengagement territorial. Sait-on par exemple, que le pays le plus libéral au monde, les Etats-Unis, ont maintenu un service postal intégralement public ?

C’est pourquoi Debout la République décide aujourd’hui de s’engager pour la pérennité de l’entreprise postale à 100% publique et de signer l’appel à la mobilisation pour l’organisation d’un référendum sur son avenir. DLR appelle tous ses adhérents, sympathisants et amis, à signer et faire signer cette pétition qui, si elle atteint les seuils requis, ouvrira la voie à un référendum d’initiative populaire sur la question.

Bien évidemment, le maintien du statut public n’interdit pas, comme cela est d’ailleurs déjà le cas depuis des années, à la Poste de se moderniser. Il faudra poursuivre cette politique tout en adossant l’entreprise à la Caisse des Dépôts et Consignations pour trouver des financements aujourd’hui incertains.

Je me rendrai symboliquement aujourd’hui même au départ du cortège de la manifestation parisienne, rue du Bac.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste non-inscrit de l’Essonne
Président de Debout la République

Contact Presse : 06 65 12 12 34

Retrouvez l’appel national pour l’organisation d’un référendum sur l’avenir de La Poste - Bientôt sur le site de DLR, un formulaire de signature en ligne

PDF - 25.5 ko

samedi 20 septembre 2008

Philippe de Villiers veut rassembler les souverainistes, je veux rassembler la France du 29 mai 2005

A l’occasion des Universités de rentrée du Mouvement pour la France, beaucoup m’interrogent sur les appels du pied de Philippe de Villiers à DLR pour la constitution de listes communes en juin 2009.

Au risque de décevoir les amateurs de « tambouille » électorale, à quoi servirait de vouloir rééditer 1994, 1999 et 2004 ?

Les Français ne veulent plus du folklore « euro ronchon ». Ils ne sont plus dupes des critiques des traités européens par ceux qui ensuite, une fois passées les élections, soutiennent les chefs d’Etat qui les ont signés.

Les temps ont radicalement changé. Un évènement majeur a eu lieu le 29 mai 2005, 55% des Français ont voté NON à la Constitution européenne. Quand comprendra-t-on que l’enjeu d’aujourd’hui n’est pas de mobiliser des souverainistes pour en faire « le flotteur droit » de Nicolas Sarkozy, mais de rassembler les Français autour d’un vrai projet de coopération européenne entre des nations respectées et maîtresses de leur destin.

L’élection européenne de juin 2009 est l’occasion historique de s’adresser à 16 millions de Français qui ont voté NON, sans oublier tous ceux qui regrettent d’avoir voté oui, et ont été trahis lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. Nos concitoyens attendent désormais le plan B, seul capable de réconcilier l’idée européenne avec les Nations.

Pour ce faire, comme je vous l’ai indiqué dans mon discours de clôture des Universités de rentrée de Debout la République, il faut un grand rassemblement des républicains de droite comme de gauche. C’est à cette condition seulement que nous seront capables de convaincre les Français qu’une autre Europe est possible. Lors du Congrès fondateur de DLR, le 23 novembre prochain à la Mutualité, je présenterai les grandes lignes de ce projet. Alors, toutes celles et tout ceux qui s’y reconnaissent pourront, d’où qu’ils viennent, nous rejoindre.

mercredi 3 septembre 2008

La « République des copains » offre une victoire inespérée aux nationalistes corses.

Non malheureusement ce n’est pas un gag des Bronzés.

Quand la villa d’un « copain », en l’occurrence Christian Clavier, est envahie (sans violence, ni dégradation) par des nationalistes corses, on ne badine pas. Le responsable de la police sur l’île est alors démis de ses fonctions dans l’instant par le président de la République - ou plus exactement par son ministre de l’Intérieur à qui est confiée la sale besogne.
Qu’importe que les chiffres de la violence baissent depuis l’arrivée en poste de ce haut fonctionnaire très bien noté, un « grand flic » de l’aveu même de la profession unanimement choquée par cette destitution capricieuse. Le fait du prince passe avant le sens de l’Etat !

Qu’importe aussi que des dizaines de villas de citoyens anonymes aient été plastiquées sans que les plus hautes autorités de l’Etat s’en émeuvent le moins du monde. Dès lors qu’il s’agit des puissants et des proches amis, le deux poids deux mesures devient licite pour ne pas dire moral. A cet égard, la justification de l’UMP, arguant que tout citoyen, fût-il un comédien vedette, a droit à la même protection de la part des forces de l’ordre, bat tous les records de la mauvaise foi et de l’indécence. Ce n’est bien entendu pas cela qui est en cause mais, à l’inverse, un traitement « classe affaire » dès lors qu’il s’agit d’un proche du pouvoir.

Qu’importe enfin - et c’est sans doute là le plus grave - que le flop médiatique des nationalistes (grâce, précisément, à la gestion intelligente par M. Rossi de cette intrusion) ait été transformé à cause de l’intervention présidentielle en une victoire éclatante pour les amis de Monsieur Talamoni ! Si l’Elysée avait voulu offrir un sacré coup de pub aux nationalistes corses, il ne s’y serait pas pris autrement. Désormais, pour se débarrasser d’un préfet ou d’un coordonnateur de la sécurité sur l’Ile de beauté, ces derniers sauront comment s’y prendre : investir la villa de tel ou tel « ami » et jeter un coq en plâtre au fond de la piscine de la résidence ! Les forces de l’ordre n’auront plus le choix : il leur faudra désormais assurer une bonne garde devant ces résidences de la plus haute importance pour la sûreté de l’Etat, quitte à dégarnir les endroits de moindre importance (préfectures, gendarmeries, perceptions, etc.) !

Mais trêve de – mauvaise – plaisanterie ! Le malaise d’aujourd’hui tient au fait que celui qui est censé montrer l’exemple, s’affranchit de toutes les règles. Certains de ses prédécesseurs s’efforçaient, à tout le moins, de préserver les formes. Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de cultiver avec ostentation son bon plaisir.

Au diable, donc, le respect de la parole donnée, la cohérence des décisions, la morale de l’action, la dignité du comportement et de la fonction… « j’ai été élu, je fais ce que je veux quand je veux et comme je veux ! » semble dire aux Français leur Président.

Mais connaît-il vraiment l’âme du pays ? Se rend-il compte que le silence passif du peuple français annonce souvent de grandes colères populaires ? Croit-il sincèrement que nos concitoyens, qui ne sont pas dupes, vont supporter encore longtemps de le voir jouer ainsi, à sa guise, avec les institutions de la République, avec l’Etat, avec les médias, et même avec la vie de nos soldats… bref avec une chose publique, une Res Publica qui, par définition, n’est pas une chose privée ?

Préparons vite l’alternative !

lundi 1 septembre 2008

Pour une Europe que nous choisirons

Debout la République lance une souscription nationale afin de pouvoir présenter dans toute la France des listes républicaines de large rassemblement aux élections européennes de juin 2009.

Euro cher, délocalisations, concurrence déloyale, régression sociale, soumission aux Etats-Unis, mépris du suffrage universel… l’échec des partisans de la supranationalité est flagrant et sans appel.

PDF - 392.7 ko
Téléchargez le document (format PDF)

Seul un projet véritablement Républicain pourra changer l’Europe et bâtir une union durable et légitime entre ses membres. C’est là, tout le sens de notre combat.

Les élections européennes sont le rendez-vous que nous ne pouvons pas manquer. Aidez-nous en participant à cette souscription nationale afin de bâtir l’Europe tant attendue par les peuples : une Europe confédérale, démocratique, indépendante et qui protège ses citoyens, non les intérêts d’une caste de nantis.

Il est encore temps de sauver la belle idée européenne.

Alors arrêtons de subir et reprenons notre destin en main ! Aidez Debout La République à changer d’Europe !