jeudi 31 janvier 2008
mercredi 30 janvier 2008
l'Europe d'Après
Une fois de plus l’actualité avec la crise financière et la rocambolesque affaire de la Société Générale chasse des écrans et des antennes, le débat pourtant essentiel sur la ratification du traité de Lisbonne.
Une fois de plus, les émissions auxquelles je suis invité sont annulées les unes après les autres, presque toujours en dernière minute. Il y a comme une paroi de verre érigée entre nous et les Français. Tout est fait pour dissimuler au peuple le forfait institutionnel perpétré dans leur dos.
A croire que les prescriptions du puissant centre de recherche fédéraliste, l’European Policy Centre, un « think tank » qui a pignon sur rue et bénéficie de nombreuses largesses financières, sont suivies à la lettre : ce dernier, fin novembre, a ainsi publié une étude (communiquée à la diplomatie française) invitant à respecter un « impératif de discrétion qu’impose le processus de ratification du traité tout au long de l’année. » Un souci de « discrétion » qui paraît le mieux partagé du monde dans les arcanes de l’eurocratie et qui a inspiré en septembre dernier à Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe, à propos de la Constitution bis, cet aveu chuchoté : « Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? »
Nos compatriotes désinformés risquent de se réveiller demain avec la « gueule de bois ». On leur expliquera alors que la politique ne peut plus rien ! Que la France est isolée en Europe ! Que la loi de la majorité s’impose désormais ! Que c’est le fameux traité de Lisbonne qui s’applique !
La révolte qui couve déjà contre les élites, qu’elle soit économique, financière, politique et médiatique, risque alors de prendre des allures insurrectionnelles. Tout ça pour ça !
Au lieu de réorienter l’Union européenne dans un sens conforme à l’intérêt des nations, de la démocratie et du Progrès, au lieu d’entendre la voix des peuples, les chefs d’Etats, les oligarchies, vissent le couvercle sur la marmite. Il va de soi qu’aucune construction politique artificielle n’a jamais pu durer en violant les peuples qui la composent. Le système explosera donc un jour, tôt ou tard, à condition que les citoyens se réveillent et fassent valoir leurs droits.
Il est donc de notre devoir de préparer l’Europe d’après.
Il est de notre devoir sans cesse et toujours d’appeler les Français à rester un peuple libre. Les prochaines élections européennes de juin 2009 constituent déjà une première occasion pour les Européens de dire leur vérité à ceux qui aujourd’hui les bâillonnent, les bafouent !
lundi 28 janvier 2008
Non au « coup d’Etat simplifié » !
Le coup d’Etat simplifié Appel aux citoyens libres d’un pays qui ne le sera bientôt plus du tout
De Nicolas Dupont-Aignan
Dans ce nouveau livre, Nicolas DUPONT-AIGNAN raconte la vraie histoire, qui ne fera pas plaisir à tout le monde, du prétendu « traité européen simplifié » que Nicolas Sarkozy a négocié et entend faire ratifier par le seul Parlement. N’hésitant pas à dévoiler l’envers d’un décor trop beau pour être honnête, il expose dans le détail les rouages d’une gigantesque manipulation qui vise tout bonnement à imposer au peuple français, contre sa volonté explicite, un changement de régime synonyme de disparition de la démocratie, aussi bien en France qu’en Europe. C’est un véritable coup d’Etat qu’il dénonce, quand bien même il s’agit d’un coup d’Etat de velours, perpétré sous le regard complaisant ou résigné de garde-fous démocratiques ayant dès le 29 mai au soir renoncé à leur devoir. Ce coup de force d’un genre inédit puisqu’il revient à une abdication - mais qui n’est pas sans rappeler de sombres épisodes de notre histoire - révèle finalement la véritable nature de l’Europe supranationale relancée depuis Maastricht : tourner définitivement la page de l’ère nationale et démocratique, ouverte en 1789, pour revenir à une sorte de despotisme d’ancien régime, dans lequel les citoyens ont pour seuls droits celui de consommer, voter dans le vide et se taire.
Revenant sur le fil des événements depuis le coup de tonnerre libérateur du 29 mai 2005, le Coup d’Etat simplifié démontre que cette grande manipulation ne relève aucunement de l’improvisation mais tout au contraire de la plus froide préméditation. Anecdotes, témoignages et analyse serrée de la presse, tout converge pour démasquer une authentique remise en cause de la démocratie et de la République. Le doute n’est pas permis : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont sciemment fait semblant d’enterrer la Constitution européenne qu’ils s’apprêtaient en réalité à ressusciter une fois passée l’élection présidentielle. En cela, ils furent les complices zélés d’une Europe intégrée qui n’attendait que l’élection française pour imposer un texte pourtant nettement rejeté par le suffrage universel… Aujourd’hui, tout ce petit monde, après avoir dénié la parole souveraine du peuple et odieusement culpabilisé les Français, avance des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour justifier l’injustifiable. Mais sur la forme, comme sur le fond, ce passage en force parlementaire est illégitime.
L’Europe supranationale de la Constitution bis, en tout point identique à celle de la Constitution Giscard, s’accommode très bien de ce coup d’Etat simplifié car sa véritable nature est antinationale, et donc antidémocratique. C’est aussi le mérite de ce livre de trancher une fois pour toutes le débat sur le prétendu « OVNI politique » que constituerait la construction européenne depuis une vingtaine d’années. La supranationalité puise son projet dans une idéologie nihiliste, fruit noir du traumatisme européen de l’entre-deux-guerres et du cataclysme hitlérien. Le traité de Lisbonne n’est en cela que l’avatar ultime d’une idéologie et d’une méthode (inventée par Jean Monnet), qui prétendent siffler la fin de l’histoire et placer les hommes sous l’emprise de la bureaucratie et de l’argent-roi. L’analyse fine du traité de Lisbonne ici proposée ne laisse aucun doute là-dessus.
C’est bien pourquoi Nicolas DUPONT-AIGNAN en est convaincu : cette mauvaise Europe se condamne d’elle-même. Tout en appelant les peuples français et européens à la résistance, il dessine surtout les grandes lignes du plan B dont les eurocrates ont empêché la naissance car ils n’en voulaient pas. Une autre Europe, plus raisonnable, plus concrète, plus patiente mais plus solide car bâtie sur le consentement des peuples, est non seulement possible mais nécessaire. Il faut la préparer maintenant pour qu’elle puisse prendre la relève au moment de l’écroulement de l’usine à gaz intégrée d’aujourd’hui. C’est le grand œuvre des nouvelles générations qui, partout en Europe, secouent désormais le joug empoussiéré d’élites dirigeantes sclérosées.
Nicolas DUPONT-AIGNAN, député non-inscrit de l’Essonne, a quitté l’UMP en janvier 2007, la veille du Congrès de désignation de son candidat, récusant sa dérive européiste, atlantiste et antirépublicaine. Président du mouvement Debout la République, ardent défenseur du non durant la campagne référendaire de 2005, il veut proposer aux Français une alternative gaulliste et républicaine aux Français.
jeudi 17 janvier 2008
Interview de NDA à France Soir
Nicolas DUPONT-AIGNAN, député-maire d’Yerres
« La révolte du peuple sera terrible »
Propos recueillis par Thomas de Rochechouart L’Assemblée nationale a rejeté hier la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne. A la grande colère de Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et ex-partisan du non, qui publie Le Coup d’Etat simplifié (éd. du Rocher).
France Soir. Pourquoi dénoncer un « coup d’Etat simplifié » ?
Nicolas DUPONT-AIGNAN. Sans consulter le peuple, on s’apprête à priver la France de sa souveraineté. C’est un véritable déni de démocratie car le texte est la copie conforme de la Constitution que le peuple a rejetée en 2005 par référendum. En fait, une partie de la classe politique ne veut surtout pas consulter les Français et cherche à leur imposer une mauvaise façon de faire l’Europe, qui sera très lourde de conséquences en termes de pouvoir d’achat, de délocalisations et d’inégalités dans les prochaines années… Tout a été préparé dès le lendemain du rejet du référendum pour culpabiliser les citoyens de leur vote. Avec Nicolas Sarkozy, on s’apprête aujourd’hui à leur imposer un traité qui n’a rien de « simplifié », ni de « mini ». C’est une folie pour l’Europe, que l’on construit sur le viol du peuple.
Avez-vous encore espoir de faire barrage au texte ?
L’UMP n’a pas la majorité des trois cinquièmes pour modifier la Constitution. Avec les quelques gaullistes qui restent, les souverainistes et les communistes, les socialistes pourraient, s’ils le voulaient, bloquer la machine. Malheureusement, ils ne semblent pas en prendre le chemin… Au fond d’eux-mêmes, une partie des élus français croient impossible de changer la marche de l’Europe, et ont plié devant le diktat des autres pays qui veulent une zone de libre-échange et une défense européenne sous la direction de l’Otan.
Eprouvez-vous de l’amertume face à cette situation ?
Dans l’indifférence médiatique générale, une classe politique inconsciente est en train de réduire à peu de chose les pouvoirs du Parlement français. En vertu du traité de Lisbonne, la France pourra être mise en minorité à Bruxelles sur des sujets décisifs comme les négociations à l’OMC pour les agriculteurs, le contrôle des frontières… Les beaux discours de Nicolas Sarkozy pendant la campagne sur les délocalisations, la valeur de l’euro, l’immigration trop forte, n’auront servi à rien. Le Président et la majorité se condamnent à regarder passer les trains. La révolte du peuple sera terrible car on se moque de lui.
Pourquoi la classe politique se résignerait-elle à céder une partie de ses pouvoirs à Bruxelles ? Cela semble entrer en contradiction avec la réforme souhaitée par Nicolas Sarkozy pour renforcer les pouvoirs du président de la République…
Moins les chefs d’Etat ont de pouvoir face à la mondialisation et l’Europe supranationale, plus ils ont la volonté de tout contrôler dans le moindre détail, au niveau national. Et à partir du moment où on a moins d’influence sur les choses, on met en avant sa vie privée et on amuse la galerie avec des peccadilles. Cela évite de parler d’Airbus qui s’apprête à construire des avions hors de France. Le président de la République est finalement en train de ramener son rôle à celui joué par la famille royale en Angleterre !
lundi 14 janvier 2008
Non au « coup d’Etat simplifié » !
De Nicolas Dupont-Aignan
Dans ce nouveau livre, Nicolas DUPONT-AIGNAN raconte la vraie histoire, qui ne fera pas plaisir à tout le monde, du prétendu « traité européen simplifié » que Nicolas Sarkozy a négocié et entend faire ratifier par le seul Parlement. N’hésitant pas à dévoiler l’envers d’un décor trop beau pour être honnête, il expose dans le détail les rouages d’une gigantesque manipulation qui vise tout bonnement à imposer au peuple français, contre sa volonté explicite, un changement de régime synonyme de disparition de la démocratie, aussi bien en France qu’en Europe. C’est un véritable coup d’Etat qu’il dénonce, quand bien même il s’agit d’un coup d’Etat de velours, perpétré sous le regard complaisant ou résigné de garde-fous démocratiques ayant dès le 29 mai au soir renoncé à leur devoir. Ce coup de force d’un genre inédit puisqu’il revient à une abdication - mais qui n’est pas sans rappeler de sombres épisodes de notre histoire - révèle finalement la véritable nature de l’Europe supranationale relancée depuis Maastricht : tourner définitivement la page de l’ère nationale et démocratique, ouverte en 1789, pour revenir à une sorte de despotisme d’ancien régime, dans lequel les citoyens ont pour seuls droits celui de consommer, voter dans le vide et se taire.
Revenant sur le fil des événements depuis le coup de tonnerre libérateur du 29 mai 2005, le Coup d’Etat simplifié démontre que cette grande manipulation ne relève aucunement de l’improvisation mais tout au contraire de la plus froide préméditation. Anecdotes, témoignages et analyse serrée de la presse, tout converge pour démasquer une authentique remise en cause de la démocratie et de la République. Le doute n’est pas permis : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont sciemment fait semblant d’enterrer la Constitution européenne qu’ils s’apprêtaient en réalité à ressusciter une fois passée l’élection présidentielle. En cela, ils furent les complices zélés d’une Europe intégrée qui n’attendait que l’élection française pour imposer un texte pourtant nettement rejeté par le suffrage universel… Aujourd’hui, tout ce petit monde, après avoir dénié la parole souveraine du peuple et odieusement culpabilisé les Français, avance des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour justifier l’injustifiable. Mais sur la forme, comme sur le fond, ce passage en force parlementaire est illégitime.
L’Europe supranationale de la Constitution bis, en tout point identique à celle de la Constitution Giscard, s’accommode très bien de ce coup d’Etat simplifié car sa véritable nature est antinationale, et donc antidémocratique. C’est aussi le mérite de ce livre de trancher une fois pour toutes le débat sur le prétendu « OVNI politique » que constituerait la construction européenne depuis une vingtaine d’années. La supranationalité puise son projet dans une idéologie nihiliste, fruit noir du traumatisme européen de l’entre-deux-guerres et du cataclysme hitlérien. Le traité de Lisbonne n’est en cela que l’avatar ultime d’une idéologie et d’une méthode (inventée par Jean Monnet), qui prétendent siffler la fin de l’histoire et placer les hommes sous l’emprise de la bureaucratie et de l’argent-roi. L’analyse fine du traité de Lisbonne ici proposée ne laisse aucun doute là-dessus.
C’est bien pourquoi Nicolas DUPONT-AIGNAN en est convaincu : cette mauvaise Europe se condamne d’elle-même. Tout en appelant les peuples français et européens à la résistance, il dessine surtout les grandes lignes du plan B dont les eurocrates ont empêché la naissance car ils n’en voulaient pas. Une autre Europe, plus raisonnable, plus concrète, plus patiente mais plus solide car bâtie sur le consentement des peuples, est non seulement possible mais nécessaire. Il faut la préparer maintenant pour qu’elle puisse prendre la relève au moment de l’écroulement de l’usine à gaz intégrée d’aujourd’hui. C’est le grand œuvre des nouvelles générations qui, partout en Europe, secouent désormais le joug empoussiéré d’élites dirigeantes sclérosées.
Nicolas DUPONT-AIGNAN, député non-inscrit de l’Essonne, a quitté l’UMP en janvier 2007, la veille du Congrès de désignation de son candidat, récusant sa dérive européiste, atlantiste et antirépublicaine. Président du mouvement Debout la République, ardent défenseur du non durant la campagne référendaire de 2005, il veut proposer aux Français une alternative gaulliste et républicaine aux Français.
mardi 8 janvier 2008
Incohérences
Décidément, à gauche comme à droite, la journée du 8 janvier aura été marquée par l’affichage assumé de positions politiques incohérentes. Comme si dans notre pays on pouvait dire sans aucune gène tout et son contraire !
Pour une fois commençons par le Parti socialiste, qui vient d’annoncer le boycott du Congrès de Versailles pour soi-disant protester contre la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Le plus sérieusement du monde François Hollande appelle pourtant à un référendum !
Comment peut-on à ce point se moquer des Français quand on sait que c’est justement en allant à Versailles voter contre cette modification parlementaire de la Constitution préalable à la ratification du Traité européen, que les députés et sénateurs PS pourraient, s’ils le voulaient, vraiment forcer le Président de la République à consulter les Français.
En effet, l’UMP et le Nouveau Centre ne disposent pas de la majorité des 3/5 pour faire modifier la Constitution. Avec les communistes, les gaullistes et les souverainistes, les socialistes pourraient dépasser les 2/5 et bloquer tout.
En vérité, une partie du PS approuve le Traité de Lisbonne et n’entend pas respecter l’engagement d’un référendum de la campagne présidentielle. Mais comment le PS sera-t-il crédible demain devant les Français, quand aujourd’hui il refuse de les consulter et se fait ainsi le complice du Président de la République qu’il prétend par ailleurs combattre ?
La journée d’aujourd’hui a aussi été un modèle d’incohérence du côté droit. La conférence de presse de Nicolas Sarkozy aurait pu être un grand moment de volontarisme politique. Comment ne pas partager les propositions du Président de la République sur l’école, la télévision publique, la politique industrielle, la participation, … ?.
Mais là aussi, le double langage atteint des sommets. Car comment oser parler de « l’Europe qui protège » quand on impose aux Français un Traité européen qui ligotera la France par un système de décisions à la majorité qualifiée ? A 27 nous sommes en effet en minorité dans quantité de domaines (OMC, politique de la concurrence, etc…). D’un côté le Président affirme « la France est de retour », de l’autre il abdique la souveraineté nationale, c'est-à-dire la liberté du peuple français de mener la politique qui lui semble la meilleure !
jeudi 3 janvier 2008
mercredi 2 janvier 2008
Rue89:Vive le pétrole à plus de 100 dollars?
Les prix du pétrole à plus de 100 dollars? Mais c'est une très bonne nouvelle, entend-on ici ou là.
Pensez, expliquent ceux qui défendent ce paradoxe: le pétrole cher, c'est le début de la fin d'un produit qui mine notre environnement. C'est une incitation puissante à changer ses habitudes de consommation; à économiser l'énergie; à investir dans le solaire, l'éolien, la biomasse, l'hydrogène; à transporter les marchandises par rail plutôt que par camion; à construire des pistes cyclables... C'est la seule façon de mettre un coup d'arrêt au réchauffement suicidaire de la planète, et de contenir la montée des océans: la flambée des prix réussira là où les hommes ont échoué. Pour sauver l'environnement, ces derniers n'ont-ils pas enchaîné en vain, depuis plus de 30 ans, conférence sur conférence, sans aucun résultat tangible? Le pétrole cher, c'est l'occasion de refaire le monde!
Ceux qui se réjouissent ainsi n'ont peut-être pas tort, dans une vision rêvée de notre vie à long terme. Mais gare à ne pas être trop béat! La réalité est, pour l'instant, loin de correspondre à leur raisonnement.
D'abord, les industriels ne réagissent pas toujours à la flambée des prix comme on pourrait le souhaiter. Plutôt que de mettre le cap vers des énergies nouvelles, les groupes pétroliers mettent les bouchées doubles pour forer, toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale. Total vient ainsi d'annoncer des investissements d'un milliard d'euros par an dans les sables bitumineux canadiens, dont l'exploitation est, selon les organisations écologistes, très polluante. "Le groupe ne fait quasiment rien en matière d'énergies propres au regard de ses moyens financiers phénoménaux. Cette stratégie est lamentable!", déplorent les Amis de la terre.
Ensuite, très concrètement, la cherté du pétrole a des conséquences dramatiques pour les ménages les plus vulnérables. En France, les pêcheurs ne sont pas les seuls concernés. Le sont tous ceux qui se chauffent au fuel ou au gaz, tous ceux qui, en zone rurale notamment, ne peuvent pas se passer de voiture. Pour les familles pauvres, la hausse des prix du pétrole est un cauchemar. L'Etat doit intervenir pour les aider à s'y adapter. Pas forcément en baissant les taxes sur le fuel ou l'essence. Le gouvernement peut aussi aider au financement de l'isolement des maisons, à l'achat de véhicules qui consomment peu, à l'équipement de chauffe-eau solaires...
Dans le domaine de l'environnement, comme ailleurs, il n'existe pas de "main invisible" qui résoudrait, par la simple magie de l'évolution d'un prix, tous les problèmes. Les cours du pétrole, assurent les experts, vont continuer à grimper. Avant de pouvoir crier "vive le pétrole cher", il faut s'assurer que les gouvernements s'engagent à accompagner, en y mettant les moyens, ce changement d'ère.

mardi 1 janvier 2008
Marianne2: Pourquoi augmenter Sarkozy si Bolloré paie ses vacances ?
A l'inverse de Montebourg, Ségolène Royal et François Hollande ont touché juste : l'équipée égyptienne du président contredit ses engagements et révèle un président m'as-tu vu.
Je ne crois pas une seconde, contrairement à ce qu'ont pu soutenir Arnaud Montebourg et, sur un autre registre, Benoît Hamon, que le risque est de voir Nicolas Sarkozy empêtré dans les liens de service et de dépendance au bénéfice du milliardaire Bolloré. Certes, il y a mille manières d'être l'obligé de quelqu'un mais qui peut penser que l'un et l'autre seraient assez mal avisés pour s'aventurer, même du bout de la morale, dans une telle démarche ? Trop prudents ou trop intègres, je ne sais. En tout cas, placer la polémique sur ce terrain n'a pas de sens et permet à l'opinion de ne pas s'en soucier, tant la charge est perçue actuellement comme absurde.
Mais lorsque l'intelligence s'en mêle, c'est autre chose. On a beau dire, sur ce plan Ségolène Royal et François Hollande demeurent incomparables
Le second a parfaitement ajusté sa cible en dénonçant le mensonge présidentiel. L'augmentation du traitement du président était notamment destinée à lui faciliter le paiement de ses dépenses personnelles. On a constaté ce qu'il en était avec le voyage aux frais de Bolloré ! Une telle contradiction n'est pas dérisoire car elle manifeste le peu de crédit qu'on doit attacher aux engagements présidentiels pour ce qui concerne l'utopie, cyniquement avancée lors de la campagne, d'une République irréprochable.
Ségolène Royal comprend le poids de l'apprence
La première, dont la tenue, dans tous les domaines, est difficilement critiquable, a justement mis en cause les atteintes graves portées à la fonction présidentielle par la vulgarité ostentatoire et les gracieusetés luxueuses offertes à Nicolas Sarkozy. En effet, ce sont la grandeur et la dignité de ce poste éminent qui sont altérées et ce n'est pas rien. Ségolène Royal est peut-être la seule dans le monde politique, toutes tendances confondues, à comprendre, parce qu'elle a, quoi qu'on en dise, rigueur et éducation, l'importance de l'allure, le poids de l'apparence. Il est évident qu'on n'a pas à craindre que Nicolas Sarkozy rembourse Bolloré mais, profondément, le mal est déjà fait. Un président de la République ne saurait oublier qu'il est comptable non seulement de ses actes et de sa politique mais de la manière dont il s'inscrit, lui, dans l'espace public ou même privé, quand ce dernier est volontairement révélé et galvaudé
Etonnant comme cette nécessaire exemplarité non seulement passe au second plan mais n'est même pas invoquée. Cette carence signe subtilement le déclin d'une démocratie. L'intelligence de François Hollande et de Ségolène Royal a pour contrepartie la bêtise de ceux qui viennent défendre le comportement du président. Ils l'accablent en croyant le soutenir. Je pense notamment aux pitoyables répliques de Balkany et de Santini. Aucun des deux n'a même suggéré qu'il puisse y avoir une difficulté au niveau de l'image présidentielle. Lorsque l'amitié, l'inconditionnalité et la pauvreté de l'analyse atteignent de telles proportions, c'est la démonstration éclatante de la faillite d'un système devenu plus monarchique que républicain. Après le roi soleil, un président m'as-tu vu ?
Un président sans aucune tenue
Pourquoi y a-t-il cette répugnance à abonder dans le sens de Ségolène Royal ? Pas seulement, je le crains, à cause des clivages partisans mais en raison de la propension de tous à être si habitués à l'inéluctable dérive et dégradation des attitudes et comportements personnels que personne ne s'en préoccupe plus. Le savoir-vivre est tellement violé qu'il vaut mieux décréter son abolition et son inutilité plutôt que de tenter de l'infléchir dans le bon sens. Les idées succédanées des chagrins, comme l'a écrit Marcel Proust. On a un président qui n'a aucune tenue, sinon intellectuelle. On va sans doute théoriser de plus en plus le fait que c'est une chance pour la France.
Alors qu'une politique sans l'allure de celui qui l'inspire, c'est plus une frustration qu'une satisfaction. Il n'est pas commode d'être écartelé entre celui qui se prétend dans la lignée gaulliste et le personnage de Labiche, entre l'agitateur intellectuel, l'homme à tout faire et le rouleur de mécaniques.
Il est vain de conseiller le président sur ce plan. C'est sans doute la seule faille dans son agilité mentale et l'alacrité de son esprit. Plutôt que de ne pas renouveler l'épisode Bolloré et d'analyser les critiques, il fait l'inverse. Et c'est l'Egypte et c'est le pied de nez qu'il adresse aux donneurs de leçons légitimes.
Mais s'il gagne un temps, s'il s'amuse bien une seconde, c'est la France qu'il ridiculise.
Jusqu'en 2012, la France c'est lui !
Très bonne année à tous !
Par Nicolas Dupont-Aignan,
La tradition des vœux est parfois moquée comme un exercice rituel, une sorte d’obligation collective pesante.
Cela est dommage car ce moment charnière d’une année à l’autre est l’occasion bienvenue de porter un regard renouvelé sur les êtres qui nous entourent et les évènements qui ont marqué l’année ou se profilent à l’horizon. L’occasion aussi de réfléchir ensemble à la meilleure feuille de route pour les temps à venir.
Alors permettez-moi, vous toutes et vous tous qui suivez de près ou de loin mon action politique (que vous en partagiez ou non le sens d’ailleurs), d’avoir avant tout une pensée pour vous, votre famille et vos proches.
Je vous souhaite, dans ce monde de plus en plus brutal, où l’argent roi veut tout acheter, de préserver votre cocon, de profiter de chaque instant, de bâtir votre bonheur. En un mot, d’être épanouis et sereins en 2008.
Je veux aussi souhaiter une bonne année à notre pays, la France. Une année qui s’annonce périlleuse puisque ses dirigeants, de droite comme de gauche, s’apprêtent à la conduire de force, par une révision constitutionnelle décidée par le Congrès le 4 février prochain, dans une direction que son peuple a pourtant refusé clairement par référendum le 29 mai 2005.
Manœuvre d’autant plus dangereuse que, par le Traité de Lisbonne, le peuple français – dans l’indifférence générale – risque de perdre sa souveraineté dans plus de 50 compétences clés.
Concrètement, les Français ne maîtriseront plus leur destin et verront leur démocratie se vider un peu plus de sa substance.
Le tout, bien sûr, sans aucunement renforcer la construction européenne puisque l’Union Européenne, pour être solide, doit à l’inverse s’appuyer sur les Nations et servir le progrès des peuples.
Mais, heureusement, l’histoire de notre pays a prouvé que des sursauts collectifs étaient toujours possibles.
Comme nous le savons tous, la braise du sentiment national et républicain couve sous la cendre et ne manquera pas, un jour, de rallumer le feu. A nous de tout faire pour en accélérer l’échéance.
Dans l’attente, formons le vœu qu’en 2008 les peuples d’Europe refusent cette dangereuse façon de construire l’Europe et préparent un nouveau projet.
Formons le vœu aussi que le peuple français ne soit plus dupe de la politique spectacle et ouvre les yeux sur la démission de ses dirigeants.
Formons le vœu que nous soyons en mesure de bâtir l’alternative politique conforme à cette certaine idée de la France républicaine, patriote et sociale, qui nous rassemble.
Formons le vœu enfin que notre pays conserve son indépendance et continue d’incarner dans le monde la voix de la liberté des peuples, de la justice sociale et de la protection de la planète.